Cookies : sanction de 750 000 € prononcée par la CNIL contre la société éditrice du site internet « vanityfair »
Dans sa délibération du 20 novembre 2025, la CNIL a constaté les manquements suivant du responsable de traitement :
1️⃣ L’installation d’un cookie NID de Google dès la connexion de l’utilisateur au site et sans son consentement. La société a plaidé pour une erreur technique mais la CNIL rappelle que cela n’a « aucune incidence sur la caractérisation du manquement ».
2️⃣ L’utilisation d’une « cookies management platform » qui activait les finalités suivantes « mettre en correspondance et combiner des sources de données hors ligne », « relier différents terminaux » et « recevoir et utiliser des caractéristiques d’identification d’appareil envoyées automatiquement » sans pouvoir les désactiver. Ces cookies n’étant pas strictement nécessaires au fonctionnement du site web, la CNIL considère que l’information délivrée aux personnes est erronée. La société a plaidé utiliser le « Transparency and Consent Framework (TCF) de l’Internet Advertising Bureau (IAB) » mais la CNIL remarque que l’information transmise à l’utilisateur restait insuffisante dans la mesure où elle ne renvoyait pas vers les règles de l’IAB.
3️⃣ Le dépôt de cookies alors que l’utilisateur s’y était opposé. La société a plaidé un défaut de paramétrage, ce qui n’est pas exonératoire du manquement constaté.
4️⃣La conservation de 12 cookies sur 50 alors que l’utilisateur avait retiré son consentement au dépôt des cookies.
Comment expliquer la sévérité de la sanction ? La société contrôlée n’a, semble-t-il, pas pris la mesure du sujet à la suite des premiers contrôles de la CNIL. En effet, la CNIL a débuté ses investigations en 2019, réalisé trois contrôles entre 2019 et 2021 et mis en demeure Condé Nast la même année. Pourtant, lors de nouveaux contrôles en 2023 et 2025, la CNIL a constaté de nouveaux manquements. Les « procédures passées auraient dû conduire la société à se mettre en conformité avec ses obligations », conclut la CNIL – Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés.




